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Le récit d'un vieillard...

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Ps. Pour les gens inutiles qui passeront ici pour quête de me voler mes écrits, juste pour vous faire part que j'ai mis et mettrai beaucoup de clins d'oeils de ma vie, donc cherchez pas, écrivez vous-mêmes ça sera plus simple ;)

# Posté le dimanche 15 février 2009 15:05

Modifié le jeudi 02 avril 2009 14:55

Partie I

Partie I
Elkis, le falan (peuples des Steppes du Nord, les falans ressemblent aux hommes, leurs seules différences : ils sont plus velus et la plupart ont les cheveux noirs), Méryl l'homme et Sinas l'elfe avançaient d'un pas stagne dans la pénombre de la forêt de Péonale, comme seule lueur, les reflets de la lune qui transperçaient la densité des branches des pins.
L'air était frais, le silence était pesant, la nuit était douce et claire mais la forêt était affreusement peu accueillante : depuis que les trois voyageurs y avaient pénétré, la noirceur des jours derniers y était devenu plus forte, à chaque pas, le mal se faisaient ressentir, comme un couteau frôlant la peau sèche et salie par le temps.
Aucun d'eux ne savaient si cette forêt avait belle et bien une fin, cela faisaient deux jours qu'ils marchaient, fatigués et affamés.
Pour rompre le silence impitoyable, Méryl se décida à parler :
-Je crois que nous nous approchons de la sortie.
-Qu'en sais-tu homme?
-Oh mais le falan a parlé, je m'en vois amusé.
-Ecoutes moi bien pitoyable être des...
-Taisez vous!
L'elfe s'avança rapidement, jetant sa cape en arrière pour y prendre son arc accolé autour de son épaule, et deux flèches de son carquois accroché à sa ceinture.
Méryl jeta un rapide coup d'½il à Elkis, dans un regard sombre et méprisant. Le falan lui répondit des poings.
Tout à coup, eux aussi entendirent un faible son, tel un murmure, que l'elfe, grâce à ses dons de prédateur, avait évidemment entendu avant eux.
Ils s'approchaient lentement et prudemment de la cause qui rompait le silence de la forêt car en ses temps anciens, la nature était un danger, le mal était partout, même invisible.
Le groupe s'arrêta enfin. Les pins étaient moins nombreux en cet endroit et un fin ruisseau coulait élégamment sous un faible bruit d'eau. Les rayons de lune abondaient en ce lieu, ce qui laissait voir un homme accroupi au bord de l'eau, ses bras joints cachés sous de longues manches et sa tête encapuchonnée d'un long manteau noir qui trainait sur le sol sec et froid de la forêt de Péonale.
La sombre silhouette murmurait des paroles incompréhensibles d'une voix rauque et basse, qui ferait trembler n'importe qui.
L'elfe qui était devant eux leur fit signe de reculer sans bruit, et on pouvait lire sur ses lèvres "ce n'est pas un être humain, vite partez! Partez!!" Ils commencèrent à reculer en silence mais l'être accroupi tourna lentement sa tête vers eux, et ils virent ce qui se cachait sous cette cagoule : la chose fit un mouvement de son bras gauche - un vif tremblement parcourue leur membres - et sortit de sa longue manche une main noire, d'où s'étalait des champignons à l'allure de grosses bulles de pu blanc, et quatre longs doigts sans ongles se levèrent comme pour attraper son cache-tête et le tirer vers l'arrière, mais sans toucher l'étoffe, comme si un fil invisible la tirait en arrière avec le mouvement de sa main moite. On pouvait à présent voir cette hideuse créature : sur un visage noir, sombre et cramoisi se tenait deux yeux rouges fins, un nez d'une forte taille dont il manqué une narine, et une bouche d'où s'étirait deux longues canines couleur argent qui faisait encore couler un sang rouge et gluant. Le murmure se transforma alors en cri plaintif, strident, un cri affreux qui fit vibrer toute la forêt alentour :
-NON! NE PARTEZ PAS! MON FESTIN N'EST PAS TERMINER!
-COUREZ! s'écria l'elfe de toute ses forces.
Alors ils se mirent à courir le plus vite qu'ils purent, malgré la fatigue et la faim qui leur rongeait l'estomac.
Elkis tourna vivement la tête tout comme Méryl, et virent que la créature s'était elle aussi mise à courir, mais courrait-elle vraiment? Un léger souffle venteux au bas de son vêtement laissait voir des pieds noirs, on aurait dit qu'ils frôlaient le sol, avec six longs doigts terminés par des ongles jaunes pointus et abimés.
-Non de Dieu! Cette créature n'est pas humaine! cria Elkis, reprenant son souffle deux fois.
-Merci de nous le faire remarquer! lui répondit Méryl qui courait aux côtés du falan.
Sinas était déjà loin devant eux.
-C'est un grand sportif l'elfe! dit Méryl à voix haute, pour couvrir le bruit de la course.
-Tait-toi et cours!
-Je ne fais que ça, falan!
Après quelques minutes d'acharnement, ils virent non loin de là, une lumière brillante, qui s'élevait d'une colline qu'on entrevoyait à travers les pins. On aurait dit une maison, mais en s'approchant avec vitesse, ils virent un village tout entier, un espoir immense, surtout en sachant ce qui les suivaient.
Soudain, les pains disparurent de leur vision, et en se retournant, ils virent avec soulagement qu'ils avaient enfin quitté la forêt, et que les maisons s'approchaient de plus en plus d'eux. Mais l'étrange créature volait toujours vers eux, les mains en avant, la bouche entrouverte et le regard perçant, d'où s'étalait un sourire narquois.
Sinas avait ralenti l'allure pour être à hauteur de ses compagnons et leur aboya :
-Il y a une auberge là, à l'entrée de la ville! Il y aura surement des voyageurs à cette heure, l'être n'osera pas se montrer!
-Qu'est-ce-qui te fais dire qu'il ne nous suivra pas à l'intérieur?! Lui beugla Elkis.
-Je connais ces créatures! Ils ne peuvent pas entrer dans des lieux humains!
-Pourquoi?! lui répondit alors Méryl.
-Ce n'est pas le moment de bavarder! Dépêchez vous!
Ils étaient à présent à quelques mètres de l'auberge, le monstre toujours à leurs talons, jurant des palabres dans sa langue étrangère.
Ca y est, la porte de l'auberge était là, si proche... on pouvait presque la toucher...

# Posté le dimanche 15 février 2009 15:11

Modifié le lundi 20 juillet 2009 18:08

Partie II

Partie II
Elkis qui était à présent légèrement devant les deux autres se précipita sur la porte de l'auberge et frappa des grands coups de son poing puissant. Méryl lui, se rua sur l'une des fenêtres pour voir à travers, mais la poussière était abondante sur la vitre, on pouvait toutefois apercevoir de la lumière.
Sinas lui, avait toujours son arc à la main. Il le leva, tendit son bras gauche pour l'aligner parfaitement aux deux flêches -qu'il avait retiré de son carquois quelques minutes auparavant dans la forêt de Péonale- placés sur la corde, et visa la bête qui était à une trentaine de mètres d'eux. Il se concentra pendant une seconde, puis lacha la corde. Les deux flèches transpercèrent la poitrine du démon. Il tomba violemment en arrière, sur l'herbe mouillée, mais aucun cri de douleur n'était sorti de sa gueule.
Les deux autres restèrent bouche bée pendant un court instant, puis Elkis prit la parole :
-Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? dit-il avec le sourire aux lèvres.
-Il n'est pas mort. lui répondit l'elfe. Les flèches humaines ne peuvent le tuer, mais elles peuvent l'immobiliser pendant un instant.
-Il n'a pas même murmuré une plainte de douleur, fit remarquer Méryl pour lui même.
-C'est normal, il n'en ressent pas.
-Et bien qu'est-ce-qui le tue? insista le falan.
-Les armes magiques. Mais le temps n'est pas au bavardage. Trouvons un abri immédiatement avant qu'il ne se réveille.
-Mais si les flèches humaines ne lui font rien, pourquoi est-il assommé? Elkis s'était rapproché de l'elfe pour mieux voir la créature immobile.
-Mes flèches ont traversé sa poitrine, c'est là son point faible, avec de la chance on peut le calmer pour quelques minutes. Et c'est ce qui s'est passé, donc nous ferions mieux de déguerpir sur le champ.
-Pour aller où? demanda Méryl qui s'était lui aussi rapproché pour mieux observer la bête inanimée. J'ai l'impression que l'auberge est vide et si tu désires avoir mon avis, tout le village m'a l'air désert, regarde les maisons, pas une seule est éclairée, pourtant il n'est pas énormément tard, regarde la position de la lune.
-Et bien je n'en sais rien -l'elfe regarda par la fenêtre de la taverne- mais si cette auberge est éclairée, il doit bien y avoir de la vie à l'intérieur!
-Bon très bien, alors je proposerai de briser cette fenêtre, et de sauter à l'intérieur. Mais j'entre le premier, au cas où des fourmis mangeuses d'hommes et d'elfes nous attendent bien au chaud avec une chope de bière dans une main et une pipe dans l'autre, dit le falan d'un sourire ironique.
-Ha haha! s'écria Méryl. Tu as peur que la bête se réveille et qu'elle te dévore le premier? Personnellement, je ne pense pas que n'importe qu'elle créature ne s'attaque à un être comme toi, sauf si celle-ci préfère l'excès de pilosité à la chair fraîche!
-Raah ne bafouilles pas homme des cavernes! Tout ce que tu sais faire de ton épée, c'est décrocher les noisettes des arbres et t'en servir de couteau pour couper ta viande!
-Bon, -soupira l'elfe- et bien moi je vais m'éloigner avant que votre ami se réveille.
-Et bien vas-y Elkis, brise cette fenêtre, continua Méryl. Si tu meurs ensanglanté avec des morceaux de verres dans la peau et dans les yeux, je n'oublierais pas de faire une minute de silence en ton honneur, et je raconterais au monde que tu es mort aplati par des centaines de trolls, ce sera une mort plus digne et courageuse, on te verra comme un héros.
-Et bien je te laisse l'honneur et la grandeur de briser cette vitre Seigneur Méryl des cavernes, et si tu meurs planté par des morceaux de verres dans la peau et les narines, je n'oublierais pas d'uriner sur ton cadavre et de...
A cet instant, un grincement émergea derrière leur voix. Ils se retournèrent et virent que la porte de l'auberge était entrouverte, et qu'un vieil homme barbu et maigre se tenait là, debout et tordu, les cheveux longs et gris, une canne blanche à la main droite et qu'il leur faisait des signes de sa main non occupée.
-Entrez donc, dépêchez vous! leur murmura t-il.
Les trois voyageurs se hâtèrent de suivre le vieil homme qui referma la porte derrière eux. Des poutres en plus de la serrure servaient à bloquer la porte. Sinas et Méryl se proposèrent d'aider le vieillard à placer les poutres sans bruit, pour ne pas que le monstre, s'il s'était réveillé, entende leur présence.
Elkis lui, regardait la salle : une vingtaine de tables rondes parsemaient la pièce dont une dizaine était fracassées et la plupart des chaises étaient retournées et pliées en deux. Les tableaux aux murs avaient été arrachés et s'étalaient par terre avec des assiettes et des chopes brisés. Des couverts inondaient la pièce. Seul le bar au fond était en état. L'elfe et l'homme s'aperçurent à leur tour du désordre de la salle et regardèrent d'un même geste vif le vieillard qui traversait la pièce en balayant les objets sur son passage avec sa longue canne blanche. Ils le suivirent délicatement en essayant de ne pas se prendre le pied sur un objet pointu. L'aubergiste les conduisit hors de la pièce, dans un couloir sombre, qui menait à une porte délabrée. Il poussa la porte de sa canne et descendirent l'un derrière l'autre un escalier étroit en colimasson, de pierre brute creusée par le temps, qui menait à une petite cave humide et sale. Deux lampes éclairaient très légèrement la pièce. Des barils de vin et de bière en grand nombres était placés sur le sol frais, de long en large, et une odeur de nourriture avariée dominait les lieux. En effet, dans un coin de l'auberge, un grand vide-ordures en bois pétrie était rempli de déchets de nourriture gaspillée et de tout autre détritus imaginable dans une boîte-à-ordures. Au dessus des barils de vin se tenait une étagère où s'alignait un stock de chopes, d'assiettes, et de couverts en bois rangés perpendiculairement. Ils marchèrent encore jusqu'à un tournant. Ils y découvrirent un petit empiècement carrée, beaucoup plus petit que la salle des stocks, froide, vide et poussiéreuse.
Une petite fenêtre à barreaux laissait entrer les rayons de lune qui éclairait faiblement la pièce sombre. Un homme était assis adossé au mur, assoupi, les vêtements sales et dégoûtants.
Il portait un court manteau ouvert à capuche marron claire, une chemisette grise avec trois boutons ouverts au col qui laissait voir sur sa poitrine blanche un cordon noir qui joignait une amulette métallique plate : une pyramide accrochée à deux cercles, un pantalon serré noir et déchiré par endroit et des bottes en cuir marron foncé. Son visage était à moitié cachée par sa cagoule, mais on apercevait une légère barbe brune naissante, de fines lèvres souillées et une cicatrice rougeâtre et brillante sur la joue droite.
-Qu'est ce que cela veut dire? demanda Elkis au vieil homme.
Le vieillard le regarda, puis s'avança vers l'endormi et dit à haute voix :
-Réveilles toi, nous avons de la visite.
L'homme ouvrit les yeux et les leva vers les trois compagnons.


Ps. La photo n'a rien à voir avec la pièce du récit, mais pas trouvé mieux.

Pss. La suite a déjà était écrite, et elle est longue, mais il n'y a plus de raisons de la mettre sur ce blog.

# Posté le dimanche 15 février 2009 15:23

Modifié le lundi 20 juillet 2009 18:17